de qui prend-on soin ici?

Mes collègues des hôpitaux devraient avoir une "prime" spéciale parce qu'elles travaillent dans un zoo mal organisé! Je pense qu'un vrai zoo offre de meilleurs conditions à son personnel que certains hôpitaux.

 

Ça me fait de la peine de voir qu'elle sont obligées de faire du temps supplémentaire et que, à cause de cette obligation de s'assurer de la sécurité de leurs patients, elles se sentent obligées de rester au travail pour la protection des patients. Je me mets à leur place: ça doit être l'enfer... et le mot est faible!

 

D'un côté, la présidente de l'Ordre indique qu'elle n'y sont pas obligées selon un article dans Cyberpresse; d'un autre côté, elles reçoivent de la pression de la direction des soins infirmiers qui leur fait savoir qu'elles n'ont pas de choix. Faudrait peut-être que l'Ordre commence à faire une tournée des établissements ou qu'elle se trouve des émissaires pour informer les patrons de leurs obligations! Où est l'imputabilité des directions, ici? On dirait que ce sont les travailleuses et les travailleurs et qui montrent le plus de sens des responsabilités!

 

On parle des chantiers de constructions et des menaces que reçoivent les travailleurs. Ok, c'est un milieu de mâles plein de testostérone. Je ne dis pas que je suis d'accord avec la violence, au contraire. Ça n'a pas sa place nul part et je trouve correct que certains crient haut et fort qu'ils se sentent victimes d'agression ou d'intimidation. Je ne pose pas de jugement sur l'actualité en ce moment et je ne cherche pas de coupable. Je compare, c'est tout. Le milieu féminin qu'est celui des hôpitaux, vit peut-être aussi d'une autre forme d'intimidation aussi pernicieuse mais aussi grave. Je n'y suis plus depuis des années, et j'avoue être bien contente. Moi aussi, j'ai travaillé dans le privé pendant un bout de temps pour "avoir le choix". J'ai aussi choisi de retourner dans le public car l'agence pour laquelle je travaillais ne m'avait pas du tout soutenue lorsque j'ai vécu un accident de travail et me harcelait à des heures indues pour combler les trous dans leurs horaires. J'ai aussi décidé que le milieu public me permettrait d'avoir un fond de pension, ce que je n'aurais pas pu avoir dans le temps. Les conditions au privé se sont grandement améliorées si on se fit à ce qu'on entend. Le public devrait peut-être s'en inspirer un peu?

 

J'ai aussi travaillé dans une autre province où on offrait aux infirmières qui le désiraient des quarts de 4 heures (jour-soir-nuit). C'était vraiment super pour les jeunes mamans qui cherchaient à rester avec leurs enfants à la maison à temps plein et à garder leur pratique professionnelle. Peut-être qu'on pourrait s'en inspirer pour permettre à nos "super nurses des services spécialisés"1 de souffler un peu de cette façon?

 

Je pense que, nous, les autres, nous serions un peu plus tentées d'aller s'essayer dans ces spécialités si nous savions que nous aurons des conditions de vie intéressantes...

 

En ce moment, avec la convention collective que nous avons, je suis "pognée" là où je suis. Je ne peux pas quitter temporairement mon poste pour aller en combler un autre pendant un an pour, ensuite, revenir à mon ancien poste. Je pense ici aux postes de gestionnaires, cliniciennes, formatrices, etc. Je voudrais bien aller y travailler pour un temps. Mais les règles de la convention collective ne semblent pas me le permettre sans que je démissionne de mon poste. J'y suis clouée jusqu'à ma démission.

 

Notre syndicat demande le travail à temps complet pour tout le monde. Il s'organise pour que les employés à temps partiel quittent éventuellement leur poste pour travailler à temps plein. Si cette convention en vient à être acceptée, il y a fort à parier que les temps partiel régulier par choix quitteront le milieu et iront dans le privé.

 

Si la règle de la souplesse était appliquée partout, il me semble que ça fonctionnerait mieux.

 

Autre chose, la direction des soins infirmiers n'a plus son mot à dire dans les décisions de la haute direction. Elle a maintenant un rôle de "suggestion" auprès de la direction générale. On appelle ça une "instance consultative" et consultation". Au bout du compte, nos patrons infirmières sont prises entre le chou et la chèvre et doivent demander à leurs infirmières de faire des miracles avec pas grand'chose... des MacGiver de la santé, je vous dis! Depuis que le système est organisé ainsi, la qualité des soins diminue, le personnel manque à l'appel et tout le monde en souffre.

 

Voilà plus de 21 ans que je suis infirmière. Il me semble que ça fait longtemps que ces problèmes de manque de personnel existent. Depuis le début de ma carrière, ça fait p l u s i e u r s fois que cela fait la manchette dans les journaux. Ceux et celles de mon âge qui travaillent dans les hôpitaux sont encore incapables d'avoir du temps de vacances en même temps que leurs enfants à l'école, en été. Pourquoi? Y aurait-il moyen de s'organiser autrement? D'être créatif? je ne sais pas moi... mais sûrement que ces femmes et ces hommes auraient des solutions à proposer? Y a-t-il quelqu'un dans la salle pour leur donner un peu d'oxygène et les écouter s'il vous plaît???


1 Je parle ici des services comme: soins intensifs, urgences, soins opératoires, salle d'accouchement, etc.^

Écrit par maf le Mercredi 17 mars 2010
Permalien   |   1 commentaire   |   je tends la main à mon voisin, mes petites et grosses colères..., santé

nouveau! simplicité volontaire!

Je viens de découvrir un concept... non, je blague!

Je viens de découvrir que c'est un nouveau vieux concept pour les habitants du sud, ceux qui restent aux États-Unis. En furetant sur le web et à la bibliothèque, j'ai découvert que de nombreux livres sortent sur "being minimalist"... Quand on creuse un peu, on s'aperçoit qu'il s'agit tout simplement de simplicicté volontaire.

  • payer toutes ses dettes
  • acheter moins, acheter mieux.
  • ré-utiliser au lieu de jeter
  • etc...

Comme c'est drôle! Quand je lis tous ces blogues et ces sites, ils mènent tous vers des "e-books" (fichiers pdf) qu'on doit acheter pour mieux apprendre sur ces concepts. Il faut juste y penser, réfléchir, prioriser et dépenser pour le nécessaire seulement. Pas difficile, il me semble...

J'ai connu une femme qui était allée dans une boutique de matériel usagé, avait acheté un chandail, l'avait détricoté et s'en était tricoté un autre au goût du jour! ÇA, c'est ce que j'appelle faire ses achats intelligemment! Elle priorisé l'essentiel: le logement, la nourriture, le temps pour gagner des sous pour payer les besoins de base et être avec les siens. Par la suite, elle a nourri sa passion pour le tricot en fouillant là où elle en avait les moyens.

C'est comme ça qu'il faut faire pour arriver à vider toutes nos cartes de crédits... si on en a! Car la simplicité volontaire, ça demande aucune carte de crédit.

Enfin, je trouve ça bien drôle de lire à quel point ce concept semble si nouveau pour eux. Finalement, le Quéec n'a pas besoin de les suivre... on est plutôt avangardistes!

 

Merci Monsieur Mongeau!

Écrit par maf le Mercredi 10 mars 2010
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   je tends la main à mon voisin, mes petites et grosses colères...

pas de télé, peu de radio, peu de journaux... plein de nouvelles quand même

Voilà longtemps que je ne suis pas passée par ici pour partager mes états d'âme. Je n'avais rien à dire, c'est tout. La grippe en a tenu d'autres occupés sauf moi. Presque pas occupée, en tout cas.


Je regarde très peu la télévision. Je ne lis pas beaucoup les journaux en papier sauf s'ils se trouvent sur mon chemin. J'ai mes nouvelles sur une page de mon "navigateur" et à la radio lors de mes transports entre la maison et le travail... si ça me tente!

 

Je préfère de beaucoup penser, me parler à moi-même, chanter que de me faire raconter les malheurs qui courent sur cette terre. Et je m'en porte très bien. De toute façon, je finis toujours par me faire raconter ce qui se passe dans le monde...

 

Oui, on est vraiment plus heureux et on se sent plus en sécurité dans ce monde si on ne les connait pas trop toutes ces nouvelles qui rendent cynique.

Écrit par maf le Dimanche 21 février 2010
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   mes petites et grosses colères..., santé

De partager ou non ses objectifs personnels

Je viens de lire un texte du blogue de Leo Babauta... en gros, il donne 4 grandes suggestions pour arriver au bout d'un projet:

  1. se limiter à quelque chose de simple; réaliser des petites bouchées à la fois;
  2. appliquer la règle "travail bien fait" et non celle du perfectionniste;
  3. oublier les détails superflus ou supplémentaires;
  4. rendre son projet public; rapidement.

Oui. J'ai probablement mal traduit. C'est quand même mieux traduit que ce que je lis, des fois,  dans mon Publisac ou de ces traductions machinées d'internet.

Je me pencherai sur le point 4. Franchement, à chaque fois que je publicise un objectif, que je fais partie d'une équipe qui a un projet commun, on dirait que ça le fait exprès: je manque mon coup et toute ma vie le fait exprès pour me nuire et m'empêcher d'atteindre mon but. C'est vraiment mystérieux. Alors, je ne partage plus mes objectifs. Je parle de mes projets en cours (jécris, je couds, je tricote...) mais pas de mes buts précis (écrire 100 mots par jour, terminer mon sac pour telle date, faire tous mes cadeaux de Noël moi-même, etc...) Non car je manque toujours mon coup. Dans mon cas, certains projets, certains rêves se réalisent plus vite lorsqu'ils sont gardés secrets comme si tous mes agir portent vers ce but sans m'en rendre de compte...

Je semble faire partie de cette classe de gens qui n'arriverait certainement pas à atteindre ces beaux défis qui nous amènent à être dire au monde qu'on va manger mieux ou cesser de fumer! Et vous?

Écrit par maf le Dimanche 21 février 2010
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   mes petites et grosses colères...

des idées pour rendre la vaccination plus efficace ...

Bon, j'ai des idées mais je sais qu'il y en a des meilleures. Si tous ceux qui ont des idées qui se tiennent et réalistes les ajoutaient dans les commentaires, on pourrait peut-être envoyer cette liste à notre Ministre de la santé et son équipe à la santé publique de Montréal.

Voilà quelques idées. Certaines sont peut-être drôles et saugrenues mais si on fait du pouce dessus, on arriverait peut-être à des solutions créatives et efficaces.

 

L'équipe mobile

Requis:

  • une grosse équipe de personnel
    • 1-2 gestionnaire des vaccins
    • des infirmières aux consentements
    • 1 équipe aux urgences (réactions, etc.)
    • 1 équipe de piqueurs/ses
  • une équipe de parents bénévoles
  • quelques employés du service de garde équipés de leurs microphones
  • 1-2 autobus articulés et/ou à deux étages aménagés avec des tables et des paravents appartenant à un richissime qui accepte de le prêter ou de le louer pour pas trop cher
  • 1 camion réfrigérant rempli de vaccins avec de nombreux thermomètres à alcool pour s'assurer du maintien de la chaîne de froid
  • une génératrice en cas d'urgence
  • de l'essence ou de l'électricité si tu as un camion éco-énergétique
  • une pile de consentements par classe
  • évidemment, tout ce qu'il faut pour vacciner les enfants (seringues, aiguilles, alcool, diachylon, matériel d'urgence, ...)
  • un service d'approvisionnement fonctionnel et efficace
  • un système de communication interne fonctionnel et efficace (téléphone, ordinateurs, ...)

21 jours avant la semaine de la vaccination:

  • envoi d'un avis aux familles de se préparer à signer et retourner rapidement les consentements à l'école lorsqu'ils les recevront
  • une campagne publicitaire monstre pourrait être mise en marche

10 jours avant la semaine de la vaccination:

  • distribution des consentements dans les classes
  • envoi aux parents des consentements à faire signer et à retourner en dedans de 48 heures.

8 jours avant la semaine de la vaccination:

  • les parents bénévoles font l'inventaire des consentements signés et non-signés
  • Ils achalent les parents par téléphone si les consentements ne sont pas retournés signés à l'école 8 jours avant le début de la semaine où l'équipe passera à l'école
  • les refus de vaccination sont aussi consignés

4 jours avant la vaccination:

  • une équipe d'infirmières (calculer 1 infirmière/100 enfants ou moins) vient vérifier tous les consentements et identifier chaque pile pour chaque groupe et détermine l'ordre dans lequel les groupes passeront ce matin-là (on commence par les maternel, jusqu'à la 6e année)

la semaine de vaccination:

  • l'équipe vaccinatrice débarque à l'école à brûle pourpoint
  • le bus se poste près de la porte la plus grande du gymnase (tous les gymnases ont un accès du genre), sinon, une grande salle
  • avant de passer, une infirmière revoit une dernière fois les consentements de la classe qui passera se faire vacciner
  • chaque classe est invitée à passer dans l'autobus par l'employé du service de garde qui a reçu l'avis de l'autre posté près des infirmières
  • chaque classe a sa pile de consentements
  • tout le monde se fait piquer en même temps (1-2-3- go!)
  • chaque enfant a son formulaire dument rempli et repart avec son certificat de vaccination
  • les malades de la piqûre se reposent dans l'autre moitié du bus cachés derrière un panneau
  • l'aire d'attente = le gymnase de l'école
  • une fois que tout le monde est passé, le bus repart vers une autre école.

N'ayant pas l'expérience de la vaccination scolaire, je me demande: combien faut-il d'infirmières pour qu'une classe 30 enfants passe en 30 minutes?

Une fois toutes les écoles faites, cette équipe mobile s'installe dans les quartiers, près d'un arrêt d'autobus assez central et offre encore de la vaccination à tout le monde. Des bénévoles (ou des employés prêtés par les entreprises) font des appels aux habitants du quartiers pour les aviser qu'ils peuvent se faire vacciner au coin des rues X et Y, comme dans le temps des élections.

Une fois toute la campagne terminée, on envoie une carte de Noël remerciant tous ceux qui ont participé au bon déroulement de la campagne.

 

Le centre d'achat (inspiré d'Héma-Québec)

Tu installes des cliniques de vaccination là où les autobus de la ville vont pour rejoindre le plus de gens possible. En ce moment, il y a des endroits où les gens à pieds ne pourront pas du tout se rendre, donc ne se feront pas vacciner faute de transport.

 

personnel requis: le même que dans l'autobus

 

matériel nécessaire:

  • réfrigérateur(s) fiable(s) et testé(s) sous clé rempli(s) de vaccins avec de nombreux thermomètres à alcool pour s'assurer du maintien de la chaîne de froid
  • une génératrice fonctionnelle et efficace en cas d'urgence
  • Le matériel utilisé présentement dans les cliniques de vaccination

Je me demande si les gestionnaires des centres commerciaux chargeraient trop cher pour cela...

 

L'armée

On confie toute l'organisation à l'armée.

 

remarque...

Au point où nous en sommes avec la dette et le déficit, le ministère de la santé pourrait devenir un organisme de charité et offrir une déduction d'impôt aux donnateurs et à ceux qui prêtent leurs ressources humaines pour mettre la main à la pâte!

 

Il faut penser qu'une fois tout le mode sera vacciné pour cette grippe (une seule souche: A H1N1), il nous restera à l'autre vaccin, celui de la grippe saisonnière (3-4 souches de grippes) qui pourrait faire des vagues après les Fêtes! Il faudra alors recommencer le processus mais, cette fois-ci, tous le monde aura le droit de les donner (médecins, infirmières dans les diverses cliniques, etc.) La grippe saisonnière est bien plus meurtière que celle qui court en ce moment!

 

D'autres idées? J'ai toujours aimé refaire le monde!

Écrit par maf le Jeudi 19 novembre 2009
Permalien   |   1 commentaire   |   je tends la main à mon voisin, santé

Articles 1 à 5 sur 104

Pages: 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | 6 |

Un blogue Journal personnel/Pensées par Mon Blogue.com